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Comment les chiffres arabes ont-ils progressivement supplanté les chiffres romains pour donner naissance au calcul écrit tel que nous le pratiquons aujourd'hui ? Jérôme Gavin et Alain Schärlig, deux historiens suisses reconnus, répondent à cette question fascinante en convoquant sept figures pionnières qui, du XIIIe siècle à la Renaissance, ont posé les fondations de l'arithmétique moderne en Europe occidentale.
De Léonard de Pise à Adam Ries, en passant par Nicolas Chuquet et Luca Pacioli, ce livre court et richement documenté retrace avec précision les étapes d'une révolution silencieuse du calcul., cet ouvrage des Presses Polytechniques séduira aussi bien les amateurs d'histoire des mathématiques que les enseignants en quête d'une mise en contexte culturelle rigoureuse et accessible de l'arithmétique.
Revue de presse
On a peine à le croire, mais c'est la réalité: jusqu'aux débuts de la Renaissance, aucun comptable ou commerçant de chez nous ne pouvait effectuer une addition par écrit; tout simplement parce qu'il ne disposait que des chiffres romains, et que ceux-ci ne se prêtent pas au calcul écrit. Il devait s'installer à une table de compte, et y représenter ses montants par des jetons, qu'il déplaçait sur des lignes ou dans des colonnes.
Ce qui a tout changé, c'est l'arrivée des chiffres arabes. Car eux permettent le calcul écrit. Et pas seulement l'addition, mais tout ce que nous entendons par calcul élémentaire. La transition a pris des dizaines d'années, amorcée ici et là par un auteur courageux désireux de faire connaître le nouveau calcul. Et devenu ainsi, dans sa langue et dans son pays, un père du calcul écrit.
C'est aux plus marquants de ces auteurs que l'on rend ici hommage, dans un livre qui veut être agréable comme une promenade: on y expose brièvement leur vie, et l'on y commente pour chacun d'eux cinq problèmes très simples, tirés de l'ouvrage par lequel il a ouvert la voie. C'est l'occasion d'évoquer au passage un travers moderne, le syndrome du rétroviseur, qui brouille parfois l'image qu'on se fait du calcul écrit à ses débuts.
Présentation de l'éditeur
On a peine à le croire, mais c’est la réalité : jusqu’aux débuts de la Renaissance, aucun comptable ou commerçant de chez nous ne pouvait effectuer une addition par écrit ; tout simplement parce qu’il ne disposait que des chiffres romains, et que ceux-ci ne se prêtent pas au calcul écrit. Il devait s’installer à une table de compte, et y représenter ses montants par des jetons, qu’il déplaçait sur des lignes ou dans des colonnes. Ce qui a tout changé, c’est l’arrivée des chiffres arabes. Car eux permettent le calcul écrit. Et pas seulement l’addition, mais tout ce que nous entendons par calcul élémentaire. La transition a pris des dizaines d’années, amorcée ici et là par un auteur courageux désireux de faire connaître le nouveau calcul. Et devenu ainsi, dans sa langue et dans son pays, un père du calcul écrit. C’est aux plus marquants de ces auteurs que l’on rend ici hommage, dans un livre qui veut être agréable comme une promenade : on y expose brièvement leur vie, et l’on y commente pour chacun d’eux cinq problèmes très simples, tirés de l’ouvrage par lequel il a ouvert la voie. C’est l’occasion d’évoquer au passage un travers moderne, le syndrome du rétroviseur, qui brouille parfois l’image qu’on se fait du calcul écrit à ses débuts.
Biographie de l'auteur
Jérôme Gavin enseigne les mathématiques au Collège Voltaire à Genève. Ce livre est son troisième ouvrage en histoire du calcul, coécrit comme les précédents avec Alain Scharlig. Alain schärlig est professeur honoraire de l'Université de Lausanne. Il a écrit à ce jour neuf livres en histoire du calcul, dont les trois derniers avec Jérôme Gavin. Tous ont été publiés aux Presses polytechniques et universitaires romandes.
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